Levé comme d’habitude à 7h30 du matin, sauf que cette fois-ci je devais finir mes bagages avant de prendre l’avion.
Car Air France, 16,50 € depuis la gare de Lyon.
Il était plein et le chauffeur ne voulait prendre que les 12 premiers passagers. Comme cela faisait déjà 30 minutes que j’attendais, je me dépêchais de mettre ma valise en soute et hop ! dans le car.
Arrivé à Charles de Gaulle terminal 2F, comme je me suis déjà enregistré sur le site d’Air France et choisi ma place, et re-hop !, je passe devant tout le monde pour enregistrer ma valise. Merci Internet !
L’avion était plein à craquer et du coup, il a pris du retard car il fallait faire monter tout le monde dedans. Et même avant de quitter la passerelle, les hôtesses ont dû recompter les passagers pour voir si tout le monde était là ... Il a décollé avec une heure de retard.
J’ai été agréablement surpris par le service et le repas. Le vol s’est passé sans turbulence et l’avion a atterri avec juste 5 minutes de retard à Montréal.
Étant un des premiers à sortir de l’avion car j’avais choisi un siège à l’avant de l’avion, j’étais parmi les premiers à passer la sécurité à l’aéroport de Montréal. Lorsque je me suis retrouvé devant la policière, je lui ai dit que j’avais un visa d’immigrant mais je ne reste que neuf jours sur place. Elle était surprise alors j’ai dû lui expliquer que je suis juste en vacances et j’en ai profité pour faire valider mon visa. Elle m’a donc rappelé que je devais comptabiliser 730 jours tous les 5 ans et c’était effectif dès maintenant.
Avec un grand sourire, je lui ai dit que ça fait déjà au moins 9 jours sur les 730. Elle m’a rendu mon sourire et m’a demandé de passer directement au poste de police pour l’immigration.
J’étais le troisième arrivé. Et il y eut une douzaine ensuite ...
Un des policiers a examiné mon dossier et j’ai dû de nouveau lui expliquer que je suis simplement en vacances actuellement. Il m’a demandé ensuite si j’avais mes listes d’affaires qui m’accompagnent ou qui m’accompagneront plus tard. Ma liste tenait sur une feuille A4 avec un tableau de toutes mes affaires ainsi que les numéros de série de tous mes appareils photos. En fait, les trois quarts des items de la liste concernaient la photographie. Il a donc deviné que j’étais photographe !
Il m’a ensuite demandé ce que j’avais avec moi dans mes valises et il a donc noté sur le feuillet destiné à la douane, les appareils photos qui m’accompagnent ainsi que mon ordinateur portable avec leur numéro de série respectif, l’estimation de mes vêtements en dollar, combien je compte prendre comme argent avec moi quand je viendrai m’y installer, etc.
Il m’a ensuite demandé d’aller m’asseoir dans la salle d’attente le temps qu’il m’enregistre.
Ça a pris 10 minutes et il m’a remis tous les papiers importants à ne pas perdre pour le reste de ma résidence permanente au Canada, ainsi que la photocopie de ma liste d’affaires avec le tampon de la douane. Il m’a alors précisé que je pouvais les prendre au fur et à mesure de mes voyages France - Canada avec cette liste sur moi pour pouvoir dédouaner les items notés dessus.
Concernant la carte de Résidence Permanente, le Bureau d’Immigration ne la délivre que si la personne a une adresse sur le sol canadien. En revanche, il n’y a pas de délai pour leur fournir cette adresse. Il la conserve et la remettra en main propre lorsque j’aurai une adresse canadienne. Cependant, il est quand même préférable de les prévenir en les appelant pour leur donner la date d’arrivée au Canada.
Petite anecdote : j’ai une bague que je porte à mon annulaire gauche et il m’a demandé si mon état civil a changé. Je n’avais pas très bien compris et je lui ai répondu que j’étais toujours célibataire. Il m’a donc fait remarquer ma bague et j’ai dû lui répondre que c’était un souvenir ...
Toute cette procédure a pris 30 minutes, attentes comprises.
Il n’y avait juste un couple devant moi et deux postes libres. J’ai quand même pris mon numéro d’attente comme à la Sécurité Sociale en France.
Un monsieur asiatique m’a appelé immédiatement et m’a quand même demandé mon ticket.
Je lui donne donc les papiers et surtout le Certificat de Sélection du Québec (CSQ). En voyant mon nom, il m’a demandé en vietnamien si je parlais le vietnamien. On a raconté nos vies respectives en quelques mots en vietnamien. Et comme mon vocabulaire est assez limité en vietnamien, nous sommes revenus au français pour les détails de la procédure.
Sachant que je n’étais là que pour des vacances, il m’a dit que ce n’était pas la peine de prendre rendez-vous pour des réunions d’information pour les nouveaux arrivants car d’ici là tout aurait changé. Il m’a aussi remis le livret pour les Immigrants pour le Québec 2ème édition. La première est obsolète.
En revanche, il m’a donné quelques conseils comme contacter l’ambassade du Canada en France, dès mon retour, pour leur expliquer que pour des raisons professionnelles, je ne pourrai m’installer à Montréal que dans le courant de l’année 2010, et leur demander une lettre justificatif qui me permettra de voyager au Canada en tant que résident permanent et non comme touriste avant l’obtention de ma carte de RP. De plus, même si mon CSQ a une durée limitée, il faut le conserver car si j’ai besoin de formation plus tard, ce certificat est une preuve comme quoi je suis résident du Québec et cela me permettra de ne rien payer. En effet, la carte de RP ne prouve pas que l’on est résident du Québec et par conséquent il faut payer des frais.
Il m’a remis aussi pleins de documents avec des adresses importantes pour ma future installation.
Ça a pris 15 minutes et me voici officiellement résident permanent au Québec et en vacances.
Pour éviter de dormir de suite afin de ne pas subir le décalage horaire, je me suis douché vite fait et hop ! sorti boire une bière dans un bar du Village où il y avait le plus de monde. J’ai commandé une bière et je me suis retrouvé avec deux verre 25cl, pour $5. Et comme je ne me souviens plus de la valeur des pièces et surtout dans le noir, j’ai dû lui laisser $2 de pourboire, ce qui est énorme. Mais bon.
Je suis ensuite allé dîner dans mon restaurant vietnamien préféré « Ô », toujours sur la rue Sainte Catherine.
Et re-bière pour aller me coucher vers minuit.
Même comme ça, je me suis quand même réveillé à 7 heures du mat.
Le B&B où je suis est en fait un appartement avec une cuisine partagée. Du coup, on prépare soi-même son petit déjeuner et on doit laver la vaisselle après.
Photos © Crocus - www.crocusss.net
Montréal - Canada - 18 septembre 2009
Mon premier livre de photographies en co-signature avec Alain Gravelet, paru aux Editions Poonaï en novembre 2008.
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Roman d’Alain Gravelet, paru aux Editions Poonaï en novembre 2008.
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Mon site de photographies « Crocus Photographe »
Le site de photographies de voyage d’Alain Gravelet « Entre mots et photos »
Le site des « Éditions Poonaï »
Le site des chats des villes « Chat-Cat »
Le forum d’aide à l’installation des immigrants au Québec « Cymico Immigration »
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