Je profite juste du Wi-Fi dans le bus pour donner quelques nouvelles depuis mardi soir.
Les photos arriveront plus tard quand j’aurais récupéré mon câble qui est dans la valise en soute.
Juste un petit coup de blues à cause du mauvais temps qui régnait sur Toronto mardi. Du coup j’étais sorti dans l’idée d’aller picoler et finalement, comme je n’avais pas pris avec moi mon Lonely Planet, je me suis paumé dans Yonge Street(1) à la recherche d’un restaurant Vietnamien vivement recommandé. Je ne l’avais jamais trouvé !
Dépité, je fis alors demi tour et là, je passai devant une petite devanture d’un restaurant Coréen dont l’intérieur était très peu éclairé. Un groupe de jeunes Coréens y entrèrent alors je les suivis. Tout était effectivement écrit en Coréen et j’ai eu droit à mon petit box personnel. Les menus (« combos » en anglais) étaient composés d’un tas de petits plats et d’un plat principal. Le plus surprenant, c’était pour l’alcool : il était compris dans le menu. Pour chaque menu, j’avais le choix entre 5 bouteilles de bière ou une bouteille de « Soju » de 600 mL, un alcool traditionnel coréen. J’ai donc soupé avec ma bouteille de « Soju » ! À 20 degrés d’alcoolémie, c’était suffisant pour me soûler, donc, dodo après sans faire le tour des bars.
(1)Yonge Street est l’artère principale de Toronto et traverse la ville du Nord au Sud. À l’image de la rue Saint Laurent à Montréal, Yonge Street divse Toronto en deux, d’un côté c’est Queen Street East et de l’autre c’est Queen Street West.
Ne sachant toujours pas comment occuper ma journée, je traînais dans les centres commerciaux pour finir devant la gare routière centrale. Comme j’avais reçu un message d’Alain tantôt me disant « de bouger de Toronto si je m’ennuie », j’ai donc regardé les billets et trajets pour la ville de Niagara Falls. Il était 11h20, le prochain départ était dans 10 minutes et le suivant à 12h30. Sachant que le trajet durait deux heures, j’avais donc fait un petit rapide calcul mental pour voir si c’était envisageable de prendre le bus à 12h30. Et puis, je m’étais dit, tant pis, même si je devais ne rester que deux heures sur place, je devais fuir la grisaille de Toronto, quitte à la retrouver plus tard à Niagara Falls.
Dès que le bus avait quitté Toronto, le soleil pointa son nez jusqu’à chasser tous les nuages à Niagara Falls.
La gare routière de Niagara Falls se trouvait quasiment en périphérie de la ville, car les bus ne pouvaient pas rouler à l’intérieur. À première vue, ça m’avait donné une impression de ville fantôme, complètement désertée, les maisons étaient vides, certaines laissées à l’abandon. Sous un soleil de plomb, je me crus dans un western et m’attendais à voir rouler une ou deux pelotes de paille devant moi. C’était vraiment impressionnant car j’étais tout seul. « Est-ce que j’étais dans la bonne ville ? » je m’étais demandé.
Puis je croisai deux jeunes filles à qui je demandai mon chemin. Elles me conseillèrent de prendre par le bord de la rivière pour arriver jusqu’aux chutes. Toujours personne dans les rues, les belles maisons en bordure étaient vides. La rivière se trouvait à une soixantaine de mètres en contre-bas de la route et sur l’autre rive se trouvaient les États-Unis.
Je remontais donc ce chemin jusqu’à croiser un peu plus de monde, un peu plus de vie, et un peu plus de crachin ...
J’aperçus alors la première chute, rien à voir avec l’image que j’avais des chutes du Niagara, mais bon, je m’étais dit que c’était joli mais sans plus. Je continuais mon chemin, de toute façon, il n’y avait pas de bus pour Toronto avant au moins deux heures.
Plus j’avançais, plus il y avait de monde et dès que je la vis, celle en « fer à cheval », je me sentis tout petit. C’était impressionnant ! C’était immense ! Le bruit était assourdissant, la bruine commençait à bien mouiller et derrière le gros nuage blanc de fines gouttes d’eau se trouvait LA chute du Niagara !
J’avais prévu de rentrer assez tôt tout en calculant mon temps de trajet pour le faire au retour. Et puis je m’étais dit, « tant pis, je vais jusqu’au bout du chemin et je prendrai le bus suivant ».
On avait raison de dire que les chutes étaient plus jolies du côté canadien car au bout du chemin se trouvait la source de toute cette masse d’eau.
C’était indescriptible !
Photos avec mon appareil manuel avec un film en Noir & Blanc, photos avec l’iPhone pour le mettre sur le blog, mais aussi pour avoir l’arc en ciel qui partait des pieds de la chute.
Je fis le touriste, je pris des touristes en photo à leur demande, je me posais pour contempler le paysage, et comme m’avait dit Camille quelques heures plus tôt depuis son île en Nouvelle Calédonie : « Mets-toi pleins d’images, de bruits dans la tête, fais des photos et ramène-nous de la fraîcheur ! »
Après une heure de contemplation béate, il fallait décoller car j’avais encore trois quarts d’heure de marche pour regagner la gare routière.
Heureux de mon après midi, je me souvins soudain qu’il y avait un Hard Rock Café à Toronto. Et une fois de retour dans la grande ville, hop ! direction Yonge Street pour y prendre un whisky mais aussi un Teddy Bear « joueur de hockey » pour tenir compagnie au Teddy Bear « ange » ramené l’année dernière de Montréal.
Bon, voilà un petit récit ... les photos et d’autres commentaires arriveront quand je serais arrivé à Montréal.
Entre Toronto et Montréal - Canada - 24 septembre 2009
Mon premier livre de photographies en co-signature avec Alain Gravelet, paru aux Editions Poonaï en novembre 2008.
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Roman d’Alain Gravelet, paru aux Editions Poonaï en novembre 2008.
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