J’avais toujours rêvé d’avoir un chat mais dans notre 18 m2 de l’époque, ou plutôt celui d’Alain, il était impossible d’avoir un autre être vivant que nous deux. Le jour où nous avons signé le bail locatif pour un appartement de 50 m2, la présence du chat s’est naturellement imposée, mais hors de question d’en acheter puisqu’il y en a tant qui sont abandonnés.
Mèo a été trouvé par la concierge d’une de mes anciennes collègues. J’ai appelé Alain pour le prévenir, et dans la journée, je suis allé chez elle chercher le chat. Je l’ai ensuite emmené à mon bureau en attendant la fin de la journée de travail. Comme tout chaton, il a commencé par visiter les lieux et aller se cacher derrière les placards avant de finir sur mon avant-bras droit pour dormir. Nous nous sommes adoptés tout de suite. C’était en novembre 2003.
Mèo est alors arrivé dans notre nouvel appartement avant nous car notre nouvelle propriétaire nous avait donné les clefs deux semaines avant. Nous n’avions que la place de la Bastille à traverser pour le déménagement.
C’était un chat qui avait du caractère et parmi ses hobbies, l’un d’eux était de défecquer et uriner sur la couette pendant notre sommeil. Un jour, nous avons dû laver la couette trois fois de suite, car à chaque étendage, Mèo allait faire ses besoins dessus. C’était alors une guerre ouverte entre le jeune Mèo et nous. Nous avons même essayé de le punir en l’enfermant dans les toilettes. Et au bout de deux heures, nous avons retrouvé déchiqueté à l’intérieur, tout ce qui était à portée de ses griffes (papier toilette, sac à litière, etc.).
Nous avons alors pensé qu’il s’ennuyait et qu’il lui fallait de la compagnie. Quelques mois plus tard, la chatte d’un de nos amis, Éric, avait ses chaleurs et comme Mèo était un jeune mâle en pleine forme, nous les avons faits se rencontrer.
La rencontre avec la belle Patsy avait très mal commencé car Mèo s’était caché dans la cuisine à cracher et pousser des cris rauques à chaque approche de la jeune fille. Il n’aimait que les humains et détestait les chats même une chatte en chaleur.
Après 24 heures de surveillance des faits et gestes de la demoiselle, Mèo a finalement découvert son instinct naturel de reproduction. Il l’a donc honorée pendant cinq ou six jours non-stop. Lorsque la belle est partie, il a dormi 24 heures.
Hélas, leur union n’a pas donné de résultat et son manque de compagnon félin commençait de se ressentir même s’il détestait le gros chat noir à poils longs des voisins de balcon de l’immeuble adjacent. Chat qu’il n’hésitait pas à venir narguer en sautant par dessus les balcons séparés d’un bon mètre et avec cinq étages de vide en-dessous ! Comme le chat des voisins ne pouvait pas sortir de son appartement, Mèo s’amusait à se mettre sur la rambarde juste devant la porte fenêtre où le chat noir se trouvait et à lui cracher dessus. De temps à autre, il allait dans les plantes des voisins aussi pour marquer son territoire au nez du gros chat noir.
À l’occasion du mariage du frère aîné d’Alain à Lyon, leurs voisins avaient des chatons à placer, ou plus exactement les cousins de Toulouse des voisins avaient une portée de chatons à donner. Nous étions évidemment ravis de l’apprendre et du coup, le chaton a fait le voyage Toulouse-Lyon en voiture puis Lyon-Paris avec nous en train dans la même journée.
Ce chat a été adopté par Alain et Mèo. C’est ainsi que Kochka est arrivé dans notre petite famille en juillet 2004.
Mèo signifie « chat » en vietnamien.
Photos #1 à #3 © Crocus - www.crocusss.net
Vidéo de Mèo & Patsy © Alain Gravelet - www.chat-cat.net
Photos #4 à #7 © Alain Gravelet - www.chat-cat.net
Par un étrange hasard, Kochka ressemblait à Mèo comme deux gouttes d’eau, le fils qu’il n’a pas eu avec Patsy.
La suite des aventures de Kochka est racontée par lui même dans le roman d’Alain Gravelet « Mémoire d’un chat des villes », publié aux Éditions Poonaï.
Kochka signifie « chat » en russe.
Photo #1 © Crocus - www.crocusss.net
Photo #2 © Hakim
Neko est arrivé en septembre 2004 suite au départ de Mèo un mois auparavant. Mèo avait profité de la possibilité de se balader sur le balcon durant l’été pour se faire la malle, étant donné que les balcons filants parisiens se touchent quasiment d’immeuble en immeuble.
Nous l’avons cherché pendant un mois en placardant sa photo partout mais nous ne l’avons jamais retrouvé.
Pour Kochka, qui avait à peine 4 mois, Mèo était un référant et après le départ de Mèo, Kochka le cherchait partout dans l’appartement en faisant des petits « miaous » aigus à vous fendre le cœur. Et pour moi aussi, c’était assez pénible de ne plus avoir mon chat !
Alain a trouvé Neko par une association qui récupérait des chatons abandonnés : « L’école du chat » (5, rue d’Alger - 75001 Paris). Il m’a ensuite envoyé sa photo par courriel à mon bureau avec comme objet « Il est arrivé ! ». En fait, on avait aussi commandé le home cinema par Internet et les deux sont arrivés le même jour.
À première vue, Neko était un chaton « mal léché », tout ébouriffé et je ne le trouvais pas très beau, d’autant plus qu’il venait pour remplacer Mèo.
En revanche, il m’a adopté de suite et Kochka et lui étaient devenus les meilleurs « chamis » du monde. Ils dormaient l’un contre l’autre et dans les pattes de l’autre.
Au fur et à mesure que Neko grandissait, il devenait une vraie peluche débordante d’affection et de gentillesse : une machine à ronronner. Il est magnifique en hiver avec tout son duvet de poils et en été il fait un peu rachitique avec des poils longs et fins.
C’est lui qui va probablement m’accompagner dans mes aventures québécoises.
Neko signifie « chat » en japonnais.
Photo #1 © Crocus - www.crocusss.net
Photos #2 à #7 © Alain Gravelet- www.chat-cat.net
Mèo junior est né en avril 2005 durant notre voyage au Vietnam. Sa maman est Patsy mais son père est soit Kochka, soit Neko, on n’a pas fait d’analyse de paternité pour le savoir.
Après une tentative infructueuse avec le premier Mèo, Patsy étatit de nouveau en chaleur. Kochka et Neko étaient encore de jeunes chats mais nous avions quand même tenté l’expérience.
Patsy était alors venue passer 15 jours à la maison. Les 10 premiers jours furent les plus insupportables que nous ayons vécus ! Débordante d’hormone, Patsy ne se fatiguait jamais. Et nos deux jeunes mâles se relayaient jour et nuit pour la satisfaire.
L’un observait l’autre comme pour mieux apprendre car la belle était très caractérielle. Lorsqu’elle en avait fini avec l’un, elle se retournait pour décoller plusieurs grosses baffes, tout en poursuivant son amant à travers la pièce, pour finir par se rouler parterre. L’orgasme féminin est d’ordre philosophique mais félin, il dépasse l’ésotérisme. Elle était comme en transe. Et pendant ce temps, nos deux jeunes mâles l’observaient de loin avec beaucoup d’inquiétude.
C’est avec l’habitude qu’ils ont fini par appréhender le moment de la baffe. Lorsqu’un grognement suspect est identifié, l’amant s’arrêta net son action, les oreilles légèrement repliées en arrière, tout en la maintenant par la peau du cou avec ses crocs mais prêt à bondir au moindre geste de la demoiselle. Et au bout de quelques baffes initiales, ils finirent tous les deux par les éviter à chaque fois.
Il a quand même fallu 10 jours à la demoiselle pour être fécondée. Et une fois la chose faite, elle ne voulait plus du tout avoir nos deux « chamis » dans les pattes. Ils pouvaient alors se reposer tranquillement et vivre leur vie de jeunes chats.
Quelques mois après sont nés trois chatons, un tout blanc, un blanc avec des taches grises et un blanc avec des taches noires. Le tout blanc était dès les premiers jours abandonné par la maman et n’a pas survécu, difficile sélection naturelle ! Éric a gardé celui avec des taches grises qu’il appela « Gribouille » et nous avons alors adopté le dernier à qui nous avons donné le nom de mon premier chat « Mèo ».
À l’image de celui dont il portait le nom, il était aussi aventureux et curieux que le premier Mèo.
Avant son sevrage, comme Éric avait un appartement au rez-de-chaussée avec une cour intérieure, les chatons pouvaient aller et venir jouer dans les plantes. Lorsqu’il est venu dans notre appartement, notre balcon et ses plantes étaient pour lui un terrain de jeu.
Il sautait de pot en pot ou faisait la sieste sur la terre humide du pot d’arum...
... ou dans le laurier rose ...
... ou le palmier dans le salon.
Étant le petit dernier, il était le chouchou de la famille mais ne suscitait pas de jalousie de la part de ses papas.
Au contraire, ceux-ci s’occupaient du petit comme l’aurait fait Patsy.
Et à trois chats mâles, ils savaient rendre leur maîtres complètement dingues !
Photos #1, #3, #4, et #9 à #13 © Crocus - www.crocusss.net
Photo #5 © Éric
Photos #6 à #8 © Alain Gravelet - www.chat-cat.net
Poonaï est arrivé à la maison en novembre 2005. Un des clients de notre vétérinaire avait une portée de quatre chatons à donner. Parmi ses frères et sœur, Poonaï était le plus curieux et joueur.
Quand je suis venu le chercher, il n’avait que 2 mois et tenait à peine dans la main. Une fois arrivé à la maison, il grossissait de 100 grammes par semaine pour arriver aujourd’hui à 7,8 kg.
Bébé aussi, il aimait faire la sieste avec Neko,
En ravanche, plus il grandissait plus il était lourd alors hors de question de dormir sur qui que ce soit d’autre. Du coup, c’est sur le balcon,
Ses autres hobbies sont soit de mettre la tête dans un trou,
soit de faire de la varappe sur l’étendoir à linge.
Poonaï signifie « chat » en tamoul (une des langues d’Inde).
Photo #1 © Alain Gravelet - www.chat-cat.net
Photos #2 à #11 © Crocus www.crocusss.net
Film « Beautiful Day » - Réalisation © Crocus www.crocusss.net - Musique © U2 « Beautiful Day » (Paul Oakenfold Perfecto Mix)
Yuki est arrivée à la maison en aouût 2006, suite à la mort de Mèo Junior qui est tombé du balcon en voulant chasser un papillon. Depuis ce jour là, nous avons mis un grillage tout autour du balcon afin qu’aucun chat ne puisse s’aventurer chez les voisins.
Nous avons trouvé Yuki par les petites annonces de chatons abandonnés et cette fois-ci, nous avons voulu une fille pour calmer les ardeurs de nos chats mâles.
Et dès son arrivée, son instinct de chasseuse est déjà présent. Elle chasse toutes les bébêtes dans l’appartement. Il y a aussi ce petit « noziau » au bout d’une tige en plastique qui l’énerve particulièrement. Ce « noziau » est devenu son jouet fétiche. Et dès lors quand elle veut chasser, elle va le chercher et nous le dépose à nos pieds pour qu’on l’agite au-dessus d’elle. Elle est devenue tellement additive que ça lui arrive de faire des crises d’adolescente : quand on ne joue pas avec elle, elle va faire pipi sur le lit !
En dehors de cet aspect de fifille jalouse et caratérielle, Yuki est une vraie crème qui ne pense qu’à jouer et chasser ... ou faire la belle dans les rideaux.
Yuki signifie « neige » en japonnais.
Photos #1 et #4 © Crocus - www.crocusss.net
Photos #2 et #3 © Alain Gravelet - www.chat-cat.net
Mon premier livre de photographies en co-signature avec Alain Gravelet, paru aux Editions Poonaï en novembre 2008.
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Roman d’Alain Gravelet, paru aux Editions Poonaï en novembre 2008.
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Mon site de photographies « Crocus Photographe »
Le site de photographies de voyage d’Alain Gravelet « Entre mots et photos »
Le site des « Éditions Poonaï »
Le site des chats des villes « Chat-Cat »
Le forum d’aide à l’installation des immigrants au Québec « Cymico Immigration »
Tout savoir pour vivre au Québec et au Canada « Immigrer.Com »