Le Crocus est un genre botanique de la famille des Iridaceae, qui comprend quelques 80 espèces, dont un tiers fleurit en automne. Les espèces sont en majorité originaires des montagnes de la région méditerranéenne ; la plus grande concentration se trouvant dans les Balkans et en Asie mineure.
Sources Wikipedia
Comme pour tout vietnamien, ou tout étranger en général, mon prénom a des consonances difficiles à prononcer, surtout pour les jeunes adolescents français.
L’origine de mon surnom remonte aux années qui ont suivi mon arrivée en France. J’étais alors en classe de cinquième, et ça faisait déjà un an, depuis ma rentrée au collège, que mes condisciples et professeurs éprouvaient une certaine difficulté à prononcer mon prénom.
Il y avait un garçon de ma classe, Jimmy S., qui n’était pas ce qu’on aurait pu qualifier de discret, et qui s’était décidé à me trouver un surnom, car il en avait marre de ne pas pouvoir m’appeler correctement. Il n’avait pas eu à chercher très longtemps. Un jour, il entendit une de ses voisines appeler son chien dans la rue, lequel chien s’appelait, vous l’aurez deviné : « Crocus ». Jimmy trouva alors que la consonance était assez proche de celle de mon prénom, et dès le lendemain il m’appela « Crocus ». Je ne suis pas certain qu’à cette époque il connaissait la signification du mot ... et moi non plus d’ailleurs.
Pour ma part, cela ne me dérangeait nullement d’être appelé ainsi. Je trouvais ce surnom plutôt « sympa » et comme je n’étais arrivé en France que depuis trois ans, j’étais plutôt content que mes camarades se donnent du mal pour me trouver un surnom. Et depuis, celui-ci est resté, car mon prénom est toujours aussi difficile à prononcer.
Ce qui est surprenant, c’est que j’ai recroisé Jimmy il y a maintenant quelques années, et il ne m’a pas appelé par mon surnom, mais par mon prénom. Et sans difficulté …
Sacré Jimmy !
Photo des crocus © Alain Lecomte - alainlecomte.blog.lemonde.fr
Photo de Crocus © Alain Gravelet - www.gravelet.net
Caribou (écrit cariboo dans certains usages) est un mot français d’origine amérindienne (1834, du micmac kálibu, xalibú). C’est un terme utilisé en Amérique du Nord pour désigner le renne sauvage (le caribou des bois).
Sources Wikipedia
Lors de mon séjour à Montréal en mai 2008, j’ai eu l’occasion de dîner au restaurant « Aix Cuisine du Terroir », dans le Vieux-Montréal, un magnifique restaurant « lounge » avec au premier étage un bar « lounge » où l’on peut écouter un orchestre jazz jouant en live.
Et c’est à cette occasion où nous avons découvert, Alain et moi, le fameux « tartare de caribou » parmi d’autres spécialités comme par exemple le « rôti de sanglier fumé au feu de bois » !
La viande était tendre à fondre toute seule sous le palais avec tout de même un goût assez prononcé de gibier. Ce qui était assez surprenant, c’était la couleur de celle-ci : noire !
Il est fortement conseillé de réserver à l’avance voire le jour même avec un peu de chance. Nous, nous avons réservé quelques heures avant. Comme il pleuvait ce jour-là, je suppose que les gens étaient plus réticents pour sortir dîner en ville ?!?
Quoi qu’il en soit, nous avons eu la table en photo ci-dessus pour deux avec un charmant hôte (le terme n’est pas exagéré car il était beaucoup plus avenant qu’un serveur) qui a su rester discret mais en même temps à l’écoute de la moindre réaction de notre part.
Comme ça faisait deux ans que nous n’avions pas pris de vacances, nous nous sommes faits plaisirs. Nous avons commandé des vieux whisky en apéritif (dans ce restaurant et dans pas mal d’autres restaurants de Montréal, les apéritifs ne figurent pas à la carte, donc pas de référence ou de prix ...). Notre hôte nous a simplement demandé nos préférences et les suggestions correspondaient à ce que nous voulions.
J’ai donc pris en entrée ce fameux « tartare de caribou » et en plat « le sanglier ». Alain a, quant à lui, testé d’autres spécialités de la carte.
Le repas était accompagné d’un vin français (un Bourgogne) et a fini par un cognac en digestif. Comme l’apéritif, ni le vin, ni le spiritueux ne figuraient sur la carte.
Le prix était bien sûr à la hauteur du repas mais ça valait réellement « coût » !
Ce fut donc ma première rencontre avec un caribou.
Photo du caribou © www.stapelknives.com
Photo du restaurant © Aix Cuisine du Terroir
Tout a commencé un soir de novembre 2001. J’étais alors assistant accompagnant Philippe G., un photographe spécialisé dans la prise de vue aérienne et corporate.
Nous avons commencé notre périple par les États-Unis avec une escale dans la ville de Washington (Washington DC) puis Hornell (dans l’état de New York) pour finir au Canada dans une banlieue de Montréal (Québec) pour une prise de vue. Comme nous avions fini plus tôt et comme Philippe avait vécu à Montréal quelques années auparavant, il me proposait alors d’aller dîner dans le centre de Montréal. Nous nous sommes garés juste devant la cathédrale Christ Church sur la rue Sainte Catherine Ouest. Et en sortant de la voiture je me suis retrouvé comme hypnotisé par le contraste de l’architecture.
Il était environ 17 heures et le soleil commençait à décliner en offrant une lumière tamisée et colorée sur les buildings vitrés qui entouraient la cathédrale. Les lumières électriques de la ville commençaient déjà timidement à se mélanger avec la lumière du soir. Entourée d’immenses buildings, la cathédrale s’imposait par son architecture. C’était un spectacle magique.
Nous avons alors dîné dans un restaurant à côté et étions repartis le soir même pour rejoindre Rochester (New York) aux États-Unis.
Nous étions ensuite rendus à Chicago (Illinois), Jackson et Dallas (Texas). Chicago est une ville magnifique mais n’avait pas cette magie que j’ai vécue au pied de la cathédrale Christ Church deux jours auparavant.
Tout ce périple photographique a duré neuf jours.
Et depuis ce soir-là, à Montréal, une pensée me poursuivait sans vraiment se manifester mais juste comme une présence familière : « J’irais bien vivre un temps à Montréal ».
La devise du Québec prenait alors tout son sens : « Je me souviens ».
Depuis ce soir là du mois de novembre 2001, l’envie grandissait de jour en jour. D’habitude, chaque année, nous partons dans des pays d’Asie pour nos vacances sauf l’année 2008 où nous nous sommes dits : « pourquoi pas Montréal ? ».
Nous sommes partis donc début mai 2008, période déconseillée par pas mal d’agences de voyage car la plus propice pour des vacances au Québec est plutôt de mi-juin à fin septembre, mais bon, c’était moins cher aussi.
Il ne faisait effectivement pas chaud mais le temps était ensoleillé et c’était plutôt agréable. Puis en quelques jours, nous avons vu les arbres effeuillés qui commençaient de bourgeonner pour finir par fleurir quelques jours après. En dix jours, la nature s’était métamorphosée et c’était vraiment magique !
Les Montréalais étaient souriants, joyeux et d’une amabilité inverse à celle des Parisiens. En fait, d’après nos hôtes, l’hiver a été très rigoureux et tout le monde étaient heureux de voir en fin les beaux jours arriver.
Nous avons aussi fait un aller-retour dans la journée à Québec et avons même déjeuné au Parlement du Québec. C’était la fête du homard !
C’est encore une fois de plus la cathédrale Christ Church qui m’a réellement décidé : son ouverture d’esprit et son modernisme.
Dès notre retour en France, la décision a été prise : « il faut que j’aille vivre à Montréal maintenant ! ». Alain n’avait pas envie de s’exiler dans un pays francophone et, en ce qui me concernait, si je ne réalisais pas mon voyage maintenant, je ne le ferais jamais. Alain était tout à fait d’accord avec moi et m’encourageait même à réaliser mon rêve.
Je commençais donc ma prospection d’informations sur le net, puis autour de moi. J’étais en mission chez Renault à l’époque et mon bureau se trouvait dans un open-space. Le collègue qui se trouvait juste en face de moi, Benjamin, était lui aussi intéressé par l’aventure et du coup, nous avons entamé ensemble les démarches administratives. En effet, pour pouvoir travailler au Québec, il faut avoir soit un permis de travail temporaire, mais pour cela, il faut avoir une proposition d’embauche, soit un statut de Résident Permanent (RP). Nous avons alors décidé d’entamer la procédure d’obtention du statut de RP étant donné que le Québec cherche de la main d’œuvre en faisant venir des immigrants par milliers. Il souhaite doubler sa population d’ici 2015 !
Après une réunion d’information au BIQ (Bureau d’Immigration du Québec) à Paris, nous avons réuni tous les papiers nécessaires (diplômes, notes, CV, fiches de paie ...) et déposé nos dossiers le 28 août 2008.
Notre dossier a été accepté par le Québec très rapidement (6 semaines) car, étant donné nos âges et nos métiers, nous correspondions aux critères de sélection du Québec. La suite des démarches était beaucoup plus laborieuse, car dorénavant, il fallait que le Canada nous accepte. Donc, rebelote, papiers, extrait de casier judiciaire, visites médicales, ...
Après 7 mois de procédure fédérale, nous avons finalement obtenu nos visas de RP en juin 2009, à faire valider avant la date d’anniversaire de la visite médicale sur le sol canadien, donc pour moi avant le 27 février 2010.
Malheureusement, Benjamin et moi ne ferons pas le voyage ensemble comme nous l’avions prévu. Mais finalement, je pense qu’il est temps pour moi de savoir faire les choses seul comme un grand car jusqu’ici, je n’ai jamais vécu seul et ce voyage est surtout mon rêve.
Photos de Montréal et Québec - www.crocusss.net
Mon premier livre de photographies en co-signature avec Alain Gravelet, paru aux Editions Poonaï en novembre 2008.
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Roman d’Alain Gravelet, paru aux Editions Poonaï en novembre 2008.
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Mon site de photographies « Crocus Photographe »
Le site de photographies de voyage d’Alain Gravelet « Entre mots et photos »
Le site des « Éditions Poonaï »
Le site des chats des villes « Chat-Cat »
Le forum d’aide à l’installation des immigrants au Québec « Cymico Immigration »
Tout savoir pour vivre au Québec et au Canada « Immigrer.Com »